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C'est bien l'Europe qui était au coeur des discours prononcés hier à Rezé. L'Europe d'abord avec les parlementaires espagnols et allemands présents à
la tribune. Mais aussi dans les interventions de Ségolène Royal, Bernadette Vergnaud et Martine Aubry. Alors pourquoi les médias n'ont retenus que la présence de Ségolène et Martine, côte à côte ? Parce que c'est facile à montrer. En revanche, expliquer l'imposture de Nicolas Sarkozy sur le dossier turc, par exemple est un peu plus compliqué. Candidat à la présidentielle, il s'était prononcé contre l'adhésion de la Turquie à l'union européenne. Président de l'Union européenne, il a laissé les négociations s'engager. Et chef de la majorité pour les Européennes, il se déclare opposé à une éventuelle adhésion qui ne pourra pas intervenir avant plusieurs années. Tout aussi compliqué de démonter les mécanismes institutionnels européens et de rappeler que le même Nicolas Sarkozy a accepté la perspective de la suppression des quotas laitiers, alors que les parlementaires socialistes européens s'y sont opposé. On voit aujourd'hui les résultats : toute la filière est menacée. En revanche, il serait assez simple de dénoncer l'imposture de la tête de liste UMP dans l'Ouest qui annonce qu'il sera président de son conseil général à plein temps et député européen...à plein temps aussi. Ben voyons, "quand on veut on peut" va-t-il sans doute répliquer ? Et bien quand on veut une Europe plus sociale, plus solidaire, plus juste, on vote socialiste. |
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