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Le monde du travail était dans la rue

 

Que dire après les manifs d'aujourd'hui ? Que ça fait du bien de se retrouver aussi nombreux dans les rues, tous ensemble. Les Français ne se résignent pas à subir les conséquences d’une crise provoquée par la cupidité de quelques uns.

Il y avait dans les rues de Brest ce matin des salariés qui voulaient juste bien faire leur boulot : des conseillers du pôle emploi qui ne peuvent pas suivre 130 voire 150 demandeurs d’emploi, des agents de l’AFPA qui voient petit à petit leur organisme de formation se faire grignoter par des structures privées, des employés d’EPAD qui en ont assez de ne pas avoir suffisamment de temps pour s’occuper des personnes âgées dépendantes, des éducateurs(trices) spécialisés qui veulent bien s’occuper des enfants qui leur sont confiés et qui refusent la réforme de la convention de 66, des salariés de la grande distribution qui voient les profits de leurs entreprises progresser mais qui constatent également que dans le même temps, les contrats à durée déterminée ne sont pas renouvelés. Sans parler bien sûr des enseignants qui veulent simplement…enseigner.

C’est le monde du travail, qui se lève tôt ou tard, qui était aujourd’hui dans la rue. A-t-il été entendu ?  Je n’en suis pas certain car il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

D'autres photos de la manif brestoise sont là

 
 
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H
Le monde des universités aussi était dans la rue!! Passez lire les articles sur ce sujet, sur le site www.medipart.fr Le dossier sur les universités par Mediapart: - Universités: «Voter la grève à la Sorbonne, c'est tout un symbole» A la Sorbonne, lundi après-midi, entre 300 et 350 personnes réunies en assemblée générale par la coordination nationale des universités ont débattu pendant plus de quatre heures pour établir leur stratégie de lutte. Avant de voter une grève «générale et illimitée». La ministre des universités Valérie Pécresse doit tenter de leur répondre aujourd'hui. Reportage. - Les universitaires votent la grève illimitée. La coordination nationale des universités a voté lundi après-midi la grève «totale, reconductible, illimitée» à l'unanimité moins deux voix. La journée de grève de lundi a touché 45% des enseignements à l'université selon le syndicat Snesup. Au centre des revendications: le retrait des deux textes qui fâchent le monde de l'enseignement supérieur: le décret d'application de la LRU – votée en août 2007 – sur la «modulation des services», et la réforme de la formation des enseignants. -Grève à l'université: Mediapart en direct de l'AG des juristes Ce devait être une conférence de presse du collectif Défense de l'université sur les raisons de la grève des enseignants-chercheurs. Faute de journalistes – Mediapart est le seul média présent –, la réunion vire à l'AG. Lundi 26 janvier, pendant près d'une heure, la dizaine de juristes présents, dont une partie de professeurs d'université de premier plan et le directeur de l'institut Cujas, Guillaume Drago, expliquent pourquoi ils ont décidé de cesser le travail. C'est un fait rarissime dans l'univers habituellement peu contestataire des universitaires spécialisés en droit. -Modulation et masterisation: les réformes qui fâchent A l'origine de la mobilisation dans les universités, deux réformes indépendantes l'une de l'autre : la modification du statut des enseignants-chercheurs et le nouveau parcours de formation des enseignants du secondaire et du primaire. Dans les blogs, en accès libre: -Pour une réforme progressiste de l’université par Philippe Corcuff Maître de conférences de science politique à l’IEP de Lyon Paru dans Le Monde, vendredi 23 novembre 2007 De même, allez lire l'enquête exclusive sur les coulisses de l'empire Bolloré, ou le dossier sur la crise sociale en France (avec des journalistes enfin dans la rue et en province)! A lire sur www.mediapart.fr & à faire partager!
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